Combien gagne réellement un graphopédagogue ?

Un statut d’indépendant… pas un salaire fixe

Contrairement à un emploi salarié, le métier de graphopédagogue s’exerce en libéral.
Ainsi, on ne parle pas de « salaire » mais de chiffre d’affaires (CA), de charges et de revenu net (ce dernier étant ce que le professionnel peut réellement toucher après impôts et dépenses.) 

« Le mot de « salaire » n’existe pas dans le monde de la graphopédagogie. » 

Exemples de tarifs et calcul d’un revenu « typique »

  • Une séance de suivi se facture généralement entre 45 € et 65 €. Il n’y a pas de bilan initial facturé plus cher.
  • Si un débutant réalise 10 séances par semaine à 60 €, cela représente un CA mensuel de ≈ 2 400 €
  • Après déduction des charges sociales (≈ 21,2 % en micro-entreprise) et des frais fixes (loyer, assurance, matériel, etc.), le revenu net disponible peut tourner autour de 1 500 € par mois avant impôts.

Ce scénario est, pour un début, assez représentatif. Mais le revenu réel peut varier fortement selon plusieurs facteurs. 

Ce qui fait varier le revenu et le potentiel d’évolution

Plusieurs éléments influencent fortement ce que gagne un graphopédagogue :

  • Le nombre de séances : passer de 10 à 15 séances par semaine peut faire passer le revenu mensuel net dans une fourchette bien supérieure. 
  • La localisation : exercer dans une grande ville ou une zone où les tarifs sont plus élevés change beaucoup la donne (tarifs séance, coût du local, etc.). 
  • Le réseau et la réputation : des partenariats avec des écoles, des orthophonistes, des médecins, ou des structures spécialisées peuvent amener davantage d’élèves.

En conséquence, le revenu d’un graphopédagogue peut varier du simple au presque double selon l’organisation, la stratégie et l’investissement.

À quoi s’attendre pour un débutant et au-delà

Selon diverses sources :

  • Un débutant peut viser un revenu brut annuel de ≈ 24 000 à 30 000 €, soit environ 2 000 à 2 500 € brut/mois si l’activité est suffisante. 
  • Avec plusieurs années d’expérience, une clientèle stable et un bon rythme, le revenu peut évoluer vers 30 000 à 40 000 € brut/an, voire plus en fonction du volume de séances et du positionnement. 

Cela confirme que la profession est avant tout un pari entrepreneurial, où le développement de l’activité est conditionné par la qualité des suivis, la prospection et la capacité à fidéliser une clientèle.

Pour qui ce métier est-il adapté et les réalités à connaître?

Le métier de graphopédagogue peut convenir à celles et ceux qui :

  • souhaitent une activité indépendante, plus flexible mais moins sécurisée qu’un emploi salarié.
  • sont motivés par l’accompagnement, l’aide à l’écriture ou à la remédiation et apprécient le contact humain.
  • acceptent l’irrégularité des revenus, notamment en période creuse (vacances scolaires, périodes calmes).

Mais il faut aussi être prêt à prendre en charge la gestion administrative, comptable, marketing, trouver des locaux, développer un réseau pour trouver des élèves, etc.

En résumé

Le métier de graphopédagogue offre un véritable potentiel d’épanouissement professionnel pour des personnes passionnées par l’écriture et la pédagogie. Mais c’est avant tout un projet entrepreneurial — le revenu dépend largement de votre engagement, de votre capacité à construire une clientèle et de la gestion rigoureuse de votre activité.

La tenue de crayon, quelle importance?

On m’interpelle très régulièrement sur l’importance de la tenue de crayon et s’il est vraiment nécessaire de la modifier.

Certains professionnels de la rééducation s’appuient sur une étude qui déclare quatre tenues de crayon « matures ». C’est la seule étude réalisée, à ma connaissance, elle citée dans le document Livret d’accompagnement de programme – français CP paru en septembre 2025 et dans l’article de Marie-France Morin, Florence Bara, Denis Alamargot. Apprentissage de la graphomotricité à l’école : Quelles acquisitions ? Quelles pratiques ? Quels outils ? Scientia Paedagogica Experimentalis, 2017, 54 (1-2), pp.47-84.

Il s’agit d’une étude nord américaine où comme vous le savez on écrit en script.
Un certain nombre d’articles montre le peu d’impacts de la tenue sur la qualité de l’écriture.

Notre écriture cursive a cette spécificité qu’elle est liée, demande une maitrise du geste graphique facilitée par une bonne mobilité digitale.

Bien sûr, on peut réussir à bien écrire en tenant son crayon comme une patate parfois même avec vitesse et sans douleur. Une tenue de crayon non conventionnelle demande de réaliser les gestes graphiques par petits mouvements saccadés du poignet.

Plus de 95 % des élèves bénéficiant d’un suivi en graphopédagogie se sont présentés en cabinet avec des tenues de crayon dites matures: 2, 3 et 4 (ou d’autres plus fantaisistes) dans cette recherche avec des problématiques de lisibilité, de douleurs et/ou de vitesse.

En tant que parent ou enseignant, peut-on se permettre de jouer à la roulette russe en se demandant si notre enfant ou nos élèves seront de ceux qui s’en sortent avec ce type de tenues?

L’accompagnement en graphopédagogie consiste à réapprendre à nos élèves à écrire avec la tenue 1 appelée dans l’étude « tripode dynamique ». On préfère la dénomination « tridigitale » car en grec le suffixe -pode signifie pied et en graphopédagogie justement on ne veut plus écrire comme un pied.

C’est par ce changement que nos élèves obtiennent une écriture qui n’est plus un problème: alors pourquoi vouloir en enseigner une autre?

Voici pour chaque tenue (autre que la tridigitale dynamique) l’amélioration obtenue par un échantillon de nos élèves:

TENUE 2: quadripode dynamique

TENUE 3: tripode latérale

TENUE 4: quadripode latérale

Ces trois prises ne permettent pas de mobiliser la flexion/extension/rotation du pouce gage de l’automatisation de l’écriture sans douleur.

Pour bien écrire, apprenons à nos enfants à mobiliser leurs doigts en utilisant la tenue 1 tridigitale dynamique.

Comment l’enseigner?

Se préparer avant d’écrire

Cahier pour consolider son écriture

Il n’y a pas d’âge pour améliorer son écriture.
Au collège c’est encore possible à l’aide d’une progression rigoureuse et efficace et tant qu’à faire ludique.

Ce cahier s’adresse aux élèves à partir de la 6ème qui souhaitent se sentir à l’aise avec leur écriture au collège.

On a voulu ce cahier ludique avec des petits jeux pour travailler l’écriture bien sûr mais sur le thème des jeux vidéos.

Nous espérons que nos jeunes auront autant de plaisir à faire les exercices que nous avons eu à les concevoir.

A vos crayons!!!!

En route pour l’été

Des petits jeux pour écrire en s’amusant, des petits défis à faire seul ou à plusieurs en prenant sa plus belle écriture bien sûr!

Graphopédagogue, un nouveau métier

Qu’est-ce que la graphopédagogie ?

La graphopédagogie est une discipline récente, mais qui gagne à être découverte par les parents, les enseignants et tous ceux qui accompagnent les enfants dans leurs apprentissages. Elle s’adresse aux enfants, adolescents et adultes qui rencontrent des difficultés avec l’écriture manuscrite : lenteur, douleurs, illisibilité, rejet de l’écrit, mauvaise tenue du stylo…

Contrairement à une simple aide ponctuelle ou à du soutien scolaire généraliste, la graphopédagogie s’appuie sur une observation fine du geste d’écriture, une analyse des habitudes installées et la mise en place d’un accompagnement individualisé, au plus près des besoins de chaque élève.


Un accompagnement sur-mesure

Chaque enfant est unique et ses difficultés le sont aussi. En graphopédagogie, il n’y a pas de protocole standard appliqué à tous : on s’adapte à l’âge, à la posture, aux habitudes graphiques, aux outils utilisés, à la fatigabilité, à la motivation de l’enfant…

Dès la première séance, une observation experte permet d’identifier les points d’appui (ce que l’enfant fait déjà bien) et les axes d’amélioration. À partir de là, on construit un parcours d’apprentissage personnalisé, avec des exercices ciblés, concrets et progressifs, centrés sur le geste d’écriture, le confort et l’efficacité.


Un cadre professionnel, pensé pour l’écriture

Le graphopédagogue accueille l’élève dans un cabinet professionnel, calme et structurant, spécialement aménagé pour favoriser l’attention, le confort et l’apprentissage. Ce lieu n’est ni une salle de classe, ni une salle de soins : c’est un espace dédié au geste d’écriture où l’enfant se sent à la fois sécurisé et valorisé. Le professionnel y dispose de tout le matériel nécessaire et adapté : assise réglable, table à hauteur, outils variés pour tester et ajuster la tenue du stylo, supports pédagogiques clairs et motivants. Ce cadre soigné participe activement à la réussite des séances : l’enfant comprend qu’il est là pour apprendre autrement, dans un contexte sérieux mais bienveillant, où l’on prend le temps de s’occuper véritablement de lui.

Le suivi : un élément clé de la réussite

L’accompagnement en graphopédagogie ne se limite pas à une simple séance isolée. Il s’inscrit dans un suivi régulier, souvent toutes les 3 à 5 semaines, pour permettre à l’enfant de progresser à son rythme tout en consolidant ses acquis entre les séances.

Ce temps entre deux rendez-vous est précieux : c’est là que les nouveaux gestes s’automatisent grâce à une courte pratique régulière, souvent de quelques minutes par jour. Le suivi permet de réajuster rapidement en cas de blocage, d’encourager, de motiver et d’avancer pas à pas.


La présence d’un parent : un levier fondamental

La réussite du parcours repose aussi sur l’implication des adultes qui entourent l’enfant. La présence d’un parent lors des séances est essentielle : il ou elle observe, comprend les enjeux, les consignes et les exercices proposés. Cela permet ensuite de soutenir l’enfant à la maison, sans pression ni jugement, en lui offrant un cadre rassurant pour ses petits entraînements quotidiens.

Ce rôle de coéquipier est souvent décisif : un enfant encouragé, accompagné et compris progresse plus sereinement. Il retrouve confiance, plaisir et fierté dans l’acte d’écrire.


Un tremplin vers une écriture plus fluide et plus libre

L’objectif de la graphopédagogie n’est pas d’obtenir une écriture « parfaite », mais une écriture efficace, lisible, confortable et suffisamment rapide pour ne plus freiner la pensée. En redonnant à l’écriture manuscrite sa juste place – celle d’un outil au service de la communication – on permet à l’élève de reprendre confiance et de retrouver le goût d’apprendre.


Graphopédagogue: chef de son entreprise

Être graphopédagogue, c’est aussi être entrepreneur. Derrière chaque accompagnement individualisé se cache un professionnel qui a dû créer son activité de toutes pièces : choisir un statut juridique, monter une structure, gérer la comptabilité, fixer des tarifs justes, tout en assumant la communication et la visibilité de son travail. Se faire connaître, bâtir une réputation, fidéliser sa clientèle : autant de défis quotidiens qui s’ajoutent à l’expertise pédagogique. Cette double casquette demande polyvalence, rigueur et persévérance. Car au-delà de la passion pour l’écriture et l’apprentissage, exercer en tant que graphopédagogue, c’est faire vivre une entreprise — humaine, bien sûr, mais bien réelle.

La graphopédagogie est une aventure passionnante mais c’est avant tout une rencontre humaine : entre un professionnel à l’écoute, un élève en quête de solutions et un parent engagé à ses côtés. Ensemble, ils construisent un chemin vers une écriture apaisée.

Se former à la graphopédagogie

Pour devenir graphopédagogue, se former à la pédagogie de l’apprentissage de l’écriture, une formation est possible. Elle peut être suivie par un enseignant en poste à plein temps. Cette formation doit obligatoirement proposer des sessions en présentiel pour apprendre les gestes et les observations.

Présence du parent

Graphopédagogue ou graphothérapeute?

Devenir graphopédagogue

Jeu d’écriture

Je vous propose un jeu type jeu de l’oie pour entrainer nos élèves, nos enfants (5-6 ans) à l’écriture.

Screenshot

Muni d’un jeton et d’un dé, chaque joueur lance, chacun son tour, le dé. Il déplace son pion et tire une carte de la couleur indiquée.

Les documents pédagogiques téléchargeables gratuitement sur mon site sont à destination des parents et enseignants et ne peuvent faire l’objet d’une utilisation professionnelle tarifée sans mon autorisation.

Version avec verso des cartes:

A vous de jouer!

Pour télécharger d’autres jeux et/ou découvrir d’autres ressources: sommaire

La danse des doigts

Bien bouger ses doigts avant d’écrire : une clé pour une écriture fluide et sans fatigue

Avant de se lancer dans l’écriture, nos doigts et notre main ont besoin d’être préparés, comme un sportif avant une course. Écrire mobilise de nombreux petits muscles de la main. Sans échauffement, ces muscles peuvent vite se fatiguer, entraînant des tensions, une écriture crispée ou des douleurs.

Délier les doigts, les mobiliser individuellement, permet de dissocier les mouvements et de pouvoir ensuite installer une bonne tenue de crayon permettant le mouvement des doigts (pouce-index-majeur).

Quelques minutes d’exercices simples suffisent pour améliorer la souplesse et la précision des gestes :
🔹 Massage de la paume et des doigts.
🔹 Jeux de mouvements des doigts pour éviter les crispations.

Ces gestes aident à développer une écriture plus fluide, plus lisible et moins fatigante. Ils sont particulièrement bénéfiques pour les enfants en apprentissage, mais aussi pour les plus grands qui ressentent des douleurs en écrivant.

Un bon échauffement, c’est la garantie d’une écriture plus aisée et plus agréable !

Je vous propose un petit jeu sur le thème de l’hiver.

L’enfant pose sa main sur le modèle en bas de page. Il nomme les différents objets. Il soulève le doigt qui correspond en suivant le parcours indiqué.

Les documents pédagogiques téléchargeables gratuitement sur mon site sont à destination des parents et enseignants et ne peuvent faire l’objet d’une utilisation professionnelle tarifée sans mon autorisation.

Pour bien copier

Les documents pédagogiques téléchargeables gratuitement sur mon site sont à destination des parents et enseignants et ne peuvent faire l’objet d’une utilisation professionnelle tarifée sans mon autorisation.

Coloriage et écriture

Sous forme de mini-cahier de coloriage, voilà une bonne occasion de s’entrainer à déplier-plier les doigts.
On colorie avec soin en dépliant-pliant les doigts (sans utiliser son poignet) puis on copie le mot.

Un petit tuto pour le plier:

Le pixel art

Le pixel art est une bonne activité pour solliciter les mouvements des doigts à tout âge. On plie et on déplie en évitant de solliciter le poignet.
Merci @maclewicrafts (Instagram) pour ces belles idées!