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Bien bouger ses doigts avant d’écrire : une clé pour une écriture fluide et sans fatigue
Avant de se lancer dans l’écriture, nos doigts et notre main ont besoin d’être préparés, comme un sportif avant une course. Écrire mobilise de nombreux petits muscles de la main. Sans échauffement, ces muscles peuvent vite se fatiguer, entraînant des tensions, une écriture crispée ou des douleurs.
Délier les doigts, les mobiliser individuellement, permet de dissocier les mouvements et de pouvoir ensuite installer une bonne tenue de crayon permettant le mouvement des doigts (pouce-index-majeur).
Quelques minutes d’exercices simples suffisent pour améliorer la souplesse et la précision des gestes : 🔹 Massage de la paume et des doigts. 🔹 Jeux de mouvements des doigts pour éviter les crispations.
Ces gestes aident à développer une écriture plus fluide, plus lisible et moins fatigante. Ils sont particulièrement bénéfiques pour les enfants en apprentissage, mais aussi pour les plus grands qui ressentent des douleurs en écrivant.
Un bon échauffement, c’est la garantie d’une écriture plus aisée et plus agréable !
Je vous propose un petit jeu sur le thème de l’hiver.
L’enfant pose sa main sur le modèle en bas de page. Il nomme les différents objets. Il soulève le doigt qui correspond en suivant le parcours indiqué.
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Sous forme de mini-cahier de coloriage, voilà une bonne occasion de s’entrainer à déplier-plier les doigts. On colorie avec soin en dépliant-pliant les doigts (sans utiliser son poignet) puis on copie le mot.
Comment aider un enfant qui confond certaines lettres: le b/d, p/q …? Je vous partage les réponses que j’ai proposées à une collègue qui a posé la question dans un groupe Facebook.
La classe flexible, un concept éducatif en plein essor, repose sur un aménagement de l’espace de classe qui s’adapte aux besoins des élèves et des activités d’apprentissage. Ces nouvelles propositions d’aménagement de l’espace sont souvent des tentatives de réponses face à des cohortes d’élèves qui évoluent: difficultés d’attention, de concentration, agitation, refus de travailler… et l’envie de penser l’école autrement de façon individualisée dans un espace qui est avant tout collectif.
Avantages de la classe flexible :
Amélioration de l’engagement des élèves : Les élèves sont plus motivés et concentrés grâce à un environnement adaptable qui favorise leur confort et leur style d’apprentissage. Ils sont invités à choisir l’espace qui leur convient. Depuis que je connais l’impact de la non-intégration de certains réflexes archaïques chez un nombre de plus en plus important d’élèves et leurs conséquences sur des compensations posturales qui entravent la concentration, je tends à penser que cela peut être une réponse. Les élèves de primaire sont-ils en capacité de pouvoir choisir le poste dans la classe le mieux adapté à leurs besoins?
Promotion de l’autonomie : Les élèves peuvent, dans certaines situations, choisir où et comment ils travaillent, ce qui les rend plus responsables de leur apprentissage.
Collaboration renforcée : Les classes flexibles peuvent faciliter le travail en groupe, la communication et les échanges d’idées entre élèves.
Différenciation pédagogique : Les enseignants peuvent ajuster l’espace selon les besoins spécifiques de chaque élève ou groupe, permettant une meilleure individualisation de l’enseignement. La classe est répartie en coins de travail autonome. L’enseignant, selon les temps d’apprentissage, peut choisir de se déplacer d’élève en élève ou de regrouper autour de lui dans un espace défini les élèves qu’il accompagne.
Réduction du stress et de l’anxiété : Un environnement moins rigide et plus convivial peut contribuer à un climat de classe apaisant et permettre à certains enfants de se sentir mieux, plus libre de leurs mouvements.
Inconvénients de la classe flexible :
Manque de structure pour certains élèves : Les élèves qui ont besoin de routine et de structure peuvent se sentir désorientés ou distraits dans un environnement trop ouvert. La classe flexible supprime le pupitre individuel traditionnel. L’enfant n’a plus d’espace qui lui est propre, de lieu qu’il retrouvera au retour de récréation, sécurisant, avec ses affaires. Au retour de récréation, j’assistais régulièrement à l’installation d’élèves à leur place, s’allongeant sur leur table comme s’ils lui faisaient un câlin, touchant leur trousse semblant sécurisés de retrouver leur espace et leurs affaires. Ce type de structure place plus souvent les élèves en situation de travail autonome, seul face à un atelier, une tâche: ont-ils toujours les ressources pour savoir comment procéder pour réussir et valider le travail demandé?
Coût et ressources : L’adaptation d’une classe traditionnelle à une classe flexible peut nécessiter un budget important pour du mobilier modulable, de nouveaux équipements, etc. Ces équipements sont très souvent acheté avec l’argent personnel de l’enseignant car peu de budgets exceptionnels sont débloqués par les mairies. Plusieurs types d’assises sont proposés au sein d’une classe et je m’interroge sur la latitude qu’ont les enfants pour choisir leur place. Il n’est pas rare qu’au cabinet un élève me rapporte que pendant la journée il n’a pas pu avoir accès au bureau où il se sent le plus à l’aise (avec parfois des petites « guerres de territoire ») et il arrive parfois que certains me rapportent qu’ils ont passé la journée assis parterre.
Gestion plus complexe pour l’enseignant : Cela demande une planification supplémentaire et une gestion du temps, du niveau sonore et des activités plus minutieuse pour maintenir un bon déroulement des cours. Ce type de fonctionnement repose essentiellement sur la mise au travail autonome de l’élève. Les élèves se retrouvent plus souvent sur des tâches à effectuer en autonomie, donc en silence qui ne me semblent pas propices à la mémorisation (méthode MéMo).
Choix de l’installation : Dans la classe flexible, plusieurs types d’assise sont proposés aux élèves. Les élèves peuvent ainsi dans certaines situations être libres de se placer où bon leur semble: il arrive alors qu’ils soient trop nombreux à vouloir s’assoir sur les ballons, à choisir une assise qui peut sembler plus « fun » mais ne correspondant pas à leur confort… On trouve également des coins d’activités attitrés où les élèves doivent s’installer pour effectuer un travail précis: coin maths, coin écoute… La question que je me pose lorsque je vois des salles de classe flexible est: m’y sentirai-je bien si j’y étais élève? J’ai eu l’occasion d’être stagiaire à une formation de plusieurs jours où nous étions assis sur un tapis plus de 6 heures par jour: j’ai souffert le martyr (je vous accorde que je n’ai plus la souplesse d’un enfant de 10 ans).
Risques de distractions : Un environnement plus ouvert peut encourager certains élèves à se déconcentrer, surtout si les règles ne sont pas bien établies.
Du point de vue de la graphopédagogie?
Que cela soit au cabinet de la part des parents ou dans les écoles lors des formations enseignants, on me pose souvent la question de ce que je pense de ce dispositif en tant que graphopédagogue.
Une des premières choses enseignées en graphopédagogie aux élèves de tous âges est LA POSTURE. Avec chaque élève, je prends le temps de démontrer l’importance de bons appuis qui sont indispensables pour une bonne mobilité du bras, des doigts, une bonne visibilité sur ce qui est écrit…
Alors… que penser de plateaux petit-déjeuner dont certains ont un rebord pour ne pas renverser son café, d’assises qui bougent, tournent, balancent, roulent… trop hautes, trop basses… ne permettant pas de poser ses deux pieds bien à plat?
Certes le mobilier scolaire traditionnel n’est pas toujours adapté car il est standard dans une classe où les différences de taille sont parfois importantes mais la plupart du temps, il permet aux élèves d’avoir un placement stable avec un appui sur leurs pieds et le dos droit. J’encourage donc mes élèves, pour le travail écrit, à s’installer à une place qui leur permet cette posture et aux enseignants d’y veiller, mais est-ce toujours possible?
Les classes flexibles offrent des avantages pour encourager un apprentissage actif et centré sur l’élève. Cependant, leur mise en œuvre doit être réfléchie et adaptée aux besoins des élèves et des enseignants, afin d’en maximiser les bénéfices tout en atténuant les inconvénients potentiels. Elles ne sont pas une réponse magique aux difficultés d’apprentissage et l’usage nous dira si cela a un effet positif sur les résultats des élèves.
J’avoue avoir un réel coup de coeur pour ce cahier (même si les autres sont tous très bien bien sûr 😉 ) et j’espère que vos enfants, élèves auront autant de plaisir à l’utiliser que nous avons eu à le réaliser. Après quelques exercices de posture, de tenue de crayon, de mobilité des doigts, on revoit en quelques pages les minuscules. Puis c’est parti pour un tour du monde pour découvrir les majuscules cursives à l’aide de noms de pays, de villes du monde et de France. On découvre les drapeaux, qu’on peut colorier et on voyage sur le planisphère situé au centre du cahier. De belles découvertes en perspective !!!!
Des conseils sont proposés pour bien réaliser les gestes et comprendre la formation des lettres et pour les minuscules un guidage vocal pour apprendre ou réapprendre les gestes formateurs des lettres.
Un sous-main en version gaucher et en version droitier est livré avec afin d’aider l’enfant à positionner correctement son cahier.
Cette collection parascolaire des Editions Bordas propose des activités d’apprentissage et de remédiation de l’écriture de la maternelle à l’âge adulte. A chaque âge son cahier pour suivre les conseils de deux graphopédagogues professeurs des écoles de manière ludique et progressive.
On ne cesse de le répéter, il n’y a pas d’âge pour améliorer son écriture!
Avec la prise de vitesse au collège, une écriture, qui pouvait être satisfaisante auparavant, peut vite se dégrader et même devenir illisible.
Pas facile de retravailler son écriture à l’adolescence, faire des lignes d’écriture n’est pas motivant et souvent inutile et on ne trouve pas dans le commerce de cahiers pour retravailler son écriture à destination des plus grands. C’EST CHOSE FAITE !!!!
Je vous laisse en découvrir quelques pages:
Ce cahier est pensé pour des ados, des jeunes adultes et un peu moins jeunes avec son univers sportif et comics. Riches de l’expérience et des échanges avec ce public au cabinet, nous avons essayé de répondre leurs attentes.
Des activités sont proposées pour travailler la mobilité des doigts, les formes de lettres pour redonner de la lisibilité et de la fluidité, la vitesse d’écriture, la prise de notes, les abréviations…
Des vidéos visionnables rapidement à l’aide de QR codes permettent d’apporter des explications claires et illustrées.
Alors un problème de lisibilité? de vitesse? de douleurs? Es-tu prêt à relever les défis que propose ce cahier?
En compagnie de Sacha le chat, les élèves vont apprendre le lexique de leurs mains et de leurs doigts, et les muscler. Des exercices pour délier les doigts leur permettront d’accéder facilement à une tenue de crayon maîtrisée. Un élève qui ne sait pas mobiliser ses doigts n’est pas prêt à écrire.
Un petit format facile à placer et à manipuler par les élèves de maternelle.
La spécificité de notre cahier est d’associer la phonologie et l’écriture: en s’appuyant sur le travail de phonologie, l’élève va pouvoir exercer son habileté graphique tout en associant le son et le sens.
-Nous avons choisi de proposer deux cahiers, petits et légers, pour faciliter leur manipulation par les élèves.
-Pour prendre de bonnes habitudes permettant l’accès à la fluidité, la rapidité, l’élève doit s’installer au mieux et mobiliser ses doigts. Des conseils en photos et vidéos sont donnés dans les premières pages.
Nous mettons gratuitement à votre disposition sur le site Bordas :
Des sous-mains (pour droitier et pour gaucher) pour bien positionner son cahier et ses bras.
– Le lignage proposé est évolutif au fil des cahiers : du lignage simple qui permet à l’élève de se concentrer sur la forme en mobilisant ses doigts, jusqu’au Seyès 3 mm.
Bien écrire, c’est bien se positionner, bien tenir son crayon, bien tracer. L’enjeu principal de ce cahier est de préparer les élèves à mobiliser leurs doigts dans le geste d’écriture, non le poignet.
Ce cahier propose un travail systématique sur la mobilité des doigts, une automatisation des gestes graphiques en travaillant les formes de base à l’aide d’un guidage vocal proposé qui aide les élèves à mieux maitriser le geste. (conforme aux nouveaux programmes), la liaison lecture/écriture, des stratégies de copie…
Dans la continuité de l’utilisation du cahier lignage avec colonnes 3 mm, il permet de faire un pas vers l’usage d’un cahier Seyès classique. Il s’adresse donc aux élèves de CP ayant terminé le cahier 3 mm et également aux élèves de CE1, CE2, cycle 3, ULIS, IME… qui éprouveraient des difficultés à respecter le lignage avec une écriture trop grande, dansant sur les lignes…
Un format parfaitement adapté aux élèves dès l’apprentissage de l’écriture cursive. Le format portrait de 17 x 22 cm permet de voir toute la ligne, l’empan visuel étant encore réduit jusqu’à l’âge de sept ans. Ce petit format est également adapté à la taille de l’avant-bras de l’élève, qui peut le déplacer sur toute la largeur de la page sans avoir à bouger tout son corps.
Un lignage qui se rapproche le plus possible de celui d’un cahier Seyès traditionnel et permet de découvrir sa structure (marge, carreaux, lignes, interlignes, etc.).
Une zone grisée en bout de ligne, qui donne la possibilité à l’élève d’anticiper la fin de son mot et le passage à la ligne suivante.
Ce cahier propose une révision des minuscules en retravaillant les gestes graphiques accompagnés d’une oralisation, un apprentissage des lettres majuscules cursives, des stratégies de copie et la production de phrases puis d’un texte.
Dans la continuité, ce cahier permet de travailler la posture, la mobilité des doigts , les formes de lettres minuscules et majuscules, les stratégies de copie et la production de phrases structurées.
Cette collection accompagne l’élève dans toutes les étapes de l’apprentissage de l’écriture cursive. De nombreuses ressources vidéos, affiches, sous-main… sont en accès gratuit sur ce site ou sur le site ressources de Bordas.
Nous recevons régulièrement des demandes pour avoir accès à notre suivi de graphopédagogie en ligne, en visio. Notre réponse est systématiquement la même, non, même si nous pouvons comprendre la frustration pour les familles qui habitent trop loin.
Voici plusieurs raisons qui motivent ce choix:
L’interaction physique impossible : L’apprentissage de l’écriture, surtout pour les enfants, peut nécessiter une interaction physique, comme ajuster la prise du crayon ou montrer directement sur le papier comment former les lettres. Il ne se passe pas une séance sans contact: remettre le crayon ou les doigts dans la bonne position, intervenir pour soulager la pression, réajuster la position de la chaise, du cahier, poser ma main sur le bras, l’épaule, demander de poser les pieds bien à plat, faire des exercices de motricité plus globale, écrire au tableau… je ne sais pas comment je pourrais me passer de cela en visioconférence. Mon accompagnement me semblerait bien incomplet. Apprendrait-on à son enfant à se brosser les dents en restant sur le pas de la porte de la salle de bain et en ne lui donnant que des indications verbales?
Les difficultés techniques : Les problèmes de connexion Internet, les limitations des équipements (comme la qualité de la webcam ou du son), et les compétences techniques des participants peuvent entraver le processus d’apprentissage. Sans compter ce qui se passe éventuellement autour de l’élève à son domicile: le chien ou le chat qui s’invite à la séance, les frères et soeurs qu’on ne peut pas museler…
Le manque de supervision directe : À distance, il est difficile de surveiller les détails et d’offrir des corrections personnalisées. De nombreuses remédiations se font par le geste, sans un mot, sans pointer ce qui ne va pas. Je ne conçois pas d’avoir besoin de demander au parent accompagnant de vérifier tel ou tel point que je ne percevrais pas à travers l’écran. L’élève a souvent besoin d’être rassuré, d’être mis en confiance.
Les difficultés d’engagement et de motivation : L’apprentissage à distance peut parfois être moins engageant pour certains élèves qui trouvent l’environnement moins stimulant ou qui sont plus facilement distraits à la maison. Le cabinet est un lieu neutre, professionnel avec son matériel et son mobilier adaptés. L’élève y est accueilli par le graphopédagogue qui indique les règles, le cadre est posé pour que la séance se déroule au mieux. Les familles profitent très régulièrement de leur venue au cabinet pour aller faire un tour en ville, prendre un goûter ou un repas: pour certains élèves c’est une grosse source de motivation.
Les limites de l’interaction sociale : En visioconférence, les interactions sont moins naturelles et plus difficiles. Les séances au cabinet sont souvent interrompues par des moments de détente, d’échanges, de rire et se termine parfois par un câlin.
Les cours de graphopédagogie ont lieu toutes les 3-4 semaines, il n’est pas rare que des familles viennent en faisant jusqu’à 1h30 de trajet rendu possible par cette fréquence. Il y a peut-être un autre graphopédagogue plus près de chez vous, le réseau s’agrandit d’année en année. Nous proposons une formation pour devenir graphopédagogue.