En salle de jeux, au gymnase, sur l’herbe, demandez aux enfants de se mettre par deux. Un enfant est la brouette et l’autre est le conducteur. L' »enfant brouette » pose ses mains sur le sol, à quatre pattes, le conducteur tient les chevilles de l’enfant en l’air. L’enfant brouette marche sur ses mains tandis que le conducteur soutient ses jambes et le conduit. Le déplacement ainsi maitriser, on peut imaginer une course, un relais… Le premier groupe à atteindre la ligne d’arrivée gagne. Le tee-shirt peut remonter, il est prudent de rentrer son vêtement dans son pantalon.
Les prémices:
Il peut être pertinent, en amont de ce jeu, de faire se déplacer les élèves individuellement en travaillant les appuis, au sol, à l’aide d’un banc, d’une poutre basse…
Les variantes:
Préparez quelques obstacles que les joueurs devront contourner ou franchir.
Demandez aux joueurs de faire le parcours en marche arrière.
L’enfant brouette effectue un « retourné » et se déplace avec le ventre vers le plafond.
Pourquoi proposer ce jeu?
Ce jeu permet de renforcer la chaine musculaire: les bras, le tronc afin d’aider les élèves à acquérir une meilleure posture.
Ces mouvements aident à l’intégration de réflexes archaïques.
Le travail des deux mains ouvertes, posées en appui participe au développement de la motricité fine.
C’est un jeu amusant qui renforce également les liens entre binôme.
Le Quatre Pattes : Une Étape Importante dans le Développement Moteur des Bébés
Le développement moteur des nourrissons est une séquence complexe d’étapes, chacune jouant un rôle crucial dans leur croissance et leur acquisition de compétences. Parmi ces étapes, le passage à la marche à quatre pattes est un moment clé, marquant une transition significative dans le développement de la motricité et de l’indépendance des bébés.
Exploration de l’Étape : La marche à quatre pattes, également connue sous le nom de reptation, se produit généralement entre 6 et 10 mois, bien que cela puisse varier d’un enfant à l’autre. Pendant cette période, les bébés utilisent leurs mains et leurs genoux pour se déplacer, explorant leur environnement de manière plus autonome et dynamique que lorsqu’ils étaient simplement couchés ou assis.
Avantages du Quatre Pattes :
Renforcement Musculaire : En utilisant leurs bras et leurs jambes pour se déplacer, les bébés renforcent les muscles de leur tronc, de leurs bras et de leurs jambes, ce qui est essentiel pour développer la force nécessaire à d’autres compétences motrices.
Coordination et Équilibre : La reptation favorise le développement de la coordination entre les membres et aide les bébés à apprendre à équilibrer leur poids tout en se déplaçant.
Exploration Sensorielle : En se déplaçant à quatre pattes, les bébés découvrent de nouveaux stimuli sensoriels, tels que les textures du sol et les objets à portée de main, ce qui stimule leur développement sensoriel.
Interaction Sociale : La marche à quatre pattes permet aux bébés de se déplacer plus facilement pour explorer leur environnement et interagir avec les autres, favorisant ainsi le développement de compétences sociales précoces.
Préparation à la Marche : En développant la force, la coordination et l’équilibre, le quatre pattes prépare les bébés à relever le défi de la marche bipède, qui est la prochaine étape majeure dans leur développement moteur.
Lien entre 4 pattes et écriture/lecture?
Il est très fréquent, au cabinet, que les parents m’informent que leur enfant a fait peu ou pas de quatre pattes. Ce moment où l’enfant ouvre ses mains pour assurer ses appuis, se meut en bilatéralité, muscle sa chaine tête-tronc… semble avoir un impact sur les futures compétences de scripteur.
4 pattes et réflexes archaïques?
La phase du 4 pattes est importante dans l’intégration des réflexes archaïques. Le Réflexe Tonique Asymétrique du Cou (RTAC) pas ou mal intégré freine l’acquisition du 4 pattes. On peut favoriser l’intégration du réflexe d’agrippement en se déplaçant au sol, en appui sur les mains.
Quoi qu’il en soit, se déplacer sur le sol, en bilatéralité, en appui sur ses mains… ne peut être que bénéfique pour tous donc pourquoi pas proposer des parcours, des jeux, des activités qui demandent de se mouvoir à 4 pattes?
Conclusion : Le passage à la marche à quatre pattes est une étape passionnante et importante dans le développement des bébés. En leur permettant d’explorer leur environnement de manière plus autonome et en favorisant le renforcement musculaire, la coordination et l’interaction sociale, le quatre pattes jette les bases pour une croissance et un développement sains. Encourager et soutenir cette étape est donc essentiel pour favoriser le bien-être et l’épanouissement des nourrissons.
L’apprentissage en chantant est une approche créative qui exploite le pouvoir de la musique pour faciliter l’acquisition de connaissances. Cette méthode est utilisée dans divers contextes éducatifs, des salles de classe aux programmes d’apprentissage en ligne, pour rendre l’éducation plus engageante et mémorable.
La Puissance de la Musique dans l’Apprentissage
La musique a longtemps été reconnue comme un moyen puissant de captiver l’attention et de stimuler la mémoire. Le chant, en particulier, ajoute une dimension mélodique qui peut rendre l’information plus facile à retenir. Les rythmes et les mélodies aident à créer des connexions émotionnelles avec le contenu éducatif, favorisant ainsi une meilleure rétention.
L’Apprentissage Précoce à travers les Chansons
Dans l’éducation précoce, les chansons sont fréquemment utilisées pour enseigner des concepts de base tels que les chiffres, les lettres, les couleurs et les formes. Les enfants sont naturellement attirés par la musique, et les chansons fournissent un moyen ludique et interactif d’introduire des informations tout en stimulant leur développement langagier et cognitif.
Chansons éducatives en élémentaire et après
Au-delà de la petite enfance, l’apprentissage en chantant est étendu à diverses matières académiques. Des enseignants ont créé des chansons pour enseigner l’histoire, les sciences, les mathématiques et d’autres disciplines. Ces chansons pédagogiques transforment des sujets parfois complexes en expériences mémorables, offrant une alternative vivante aux méthodes traditionnelles d’enseignement. Tous les styles musicaux sont représentés: de la mélodie classique, issu des chants traditionnels au refrain rock et paroles rap et slam.
L’Effet Motivateur
Le chant peut également servir de puissant motivateur. Les élèves peuvent être plus enclins à participer activement et à s’investir dans le processus d’apprentissage lorsqu’il est associé à une mélodie entraînante. Cette approche ludique contribue à créer un environnement éducatif positif et encourageant.
Chant et Mémoire à Long Terme
Des études ont suggéré que l’apprentissage en chantant peut améliorer la rétention à long terme des informations. La combinaison de la musique et des paroles crée des repères mnémoniques qui facilitent la récupération des connaissances lorsqu’elles sont nécessaires, une caractéristique précieuse dans le processus éducatif.
Des Ressources Numériques aux Salles de Classe
Avec l’avènement des ressources numériques, des plates-formes éducatives en ligne et des applications spécialisées offrent une variété de chansons éducatives pour les apprenants de tous âges. Ces outils facilitent l’intégration de l’apprentissage en chantant dans divers contextes éducatifs, élargissant ainsi son accessibilité.
Apprendre en chantant transcende les barrières traditionnelles de l’enseignement en offrant une approche divertissante et immersive de l’apprentissage. En intégrant la musique dans l’éducation, cette méthode stimule non seulement la mémoire, mais aussi la créativité et le plaisir d’apprendre. Que ce soit dans les premières années de l’éducation ou dans des contextes académiques plus avancés, le chant pédagogique continue d’harmoniser l’éducation avec une mélodie d’innovation et de passion.
On propose souvent dans les ateliers ou en fiche d’autonomie d’associer deux éléments pour s’entrainer avec une notion: une image/un son, une représentation chiffré/une constellation, un calcul/son résultat… Ce travail se fait dans la grande majorité des cas en silence, assis à une table ou sur un tapis.
Comment mettre du mouvement et de l’oralisation pour ce type d’activité? Voici une proposition que j’ai trouvée sur le net: Coopération, déplacements, entraide, challenge… de nombreuses compétences sont mobilisées. On cherche à gagner collectivement et non les uns contre les autres. Les plus habiles aideront les plus fragiles de leur équipe. C’est une activité qui peut être proposée en APC pour retravailler différemment une notion.
Le Réflexe Tonique Asymétrique du Cou (RTAC) : Un Élément Clé du Développement Moteur Infantile
Le Réflexe Tonique Asymétrique du Cou, souvent abrégé en RTAC, est un des nombreux réflexes primitifs observés chez les nourrissons. Ce réflexe, également connu sous le nom de réflexe de « fencing », joue un rôle crucial dans le développement moteur des bébés au cours de leurs premiers mois de vie.
Mécanisme du RTAC
Le RTAC se manifeste lorsque la tête d’un nourrisson est tournée sur un côté. En réponse à cette rotation, le bras du côté vers lequel la tête est tournée s’étend, tandis que le bras opposé fléchit. Ce mouvement caractéristique, ressemblant à une posture d’escrime, est une réaction automatique du système nerveux en réponse à la position de la tête.
Rôle dans le Développement Moteur
Le RTAC est crucial car il contribue au développement musculaire et à la coordination. Il est souvent observé dès la naissance et atteint son apogée vers l’âge de deux mois. Ce réflexe aide les nourrissons à explorer leur environnement en encourageant des mouvements de la tête et des bras qui sont essentiels pour le renforcement musculaire et la coordination des membres.
Évolution et Disparition
Comme de nombreux réflexes primitifs, le RTAC n’est pas permanent. Il commence à diminuer vers l’âge de 4 mois et devrait généralement s’intégrer complètement entre 6 et 7 mois. L »intégration du RTAC est un signe de développement normal et prépare le terrain pour l’émergence de mouvements volontaires plus complexes.
Perturbations
Des retards ou des perturbations dans la disparition du RTAC peuvent être un indicateur de problèmes neurologiques ou de retard dans le développement moteur. Une personne ayant mal intégré ce réflexe peut présenter des difficultés posturales, d’attention, de latéralisation, de motricité… Il n’est pas rare chez les élèves de constater des mauvaises positions assises, des retards de latéralisation entrainant parfois des difficultés de lecture (confusions b/d, lettres ou chiffres miroirs…), des maladresses…
regardez l’élève en arrière-plan
Conseils
Les parents, enseignants… peuvent encourager le développement moteur en engageant régulièrement l’enfant dans des activités qui stimulent le RTAC, telles que des jeux doux de rotation de la tête, des déplacements au sol, des mouvements de type brain gym…
Le Réflexe Tonique Asymétrique du Cou est un élément fascinant du développement moteur infantile. Son rôle dans la coordination précoce et le renforcement musculaire souligne l’importance des réflexes primitifs dans la construction des compétences motrices fondamentales. La compréhension de ces réflexes offre des perspectives précieuses sur le développement sain des nourrissons et constitue un domaine d’étude crucial pour les professionnels de la petite enfance.
Le Brain Gym est une méthode basée sur l’idée que les mouvements physiques spécifiques peuvent faciliter l’apprentissage en favorisant la communication entre les hémisphères cérébraux et en stimulant le système nerveux. Développée par Paul et Gail Dennison, elle repose sur des exercices, une vingtaine d’activités.
Le brain gym comprend 26 exercices favorisant la concentration et la mémoire.
L’objectif des exercices est de faire travailler les deux hémisphères, en associant des mouvements souvent inversés entre les deux côtés du corps, en croisant la ligne médiane, en réalisant certains gestes.
Les exercices aident à équilibrer et coordonner la vision, l’audition, l’écriture et le mouvement afin de faciliter la communication, le centrage, la compréhension et la concentration.
Il m’arrive régulièrement de proposer des exercices de brain gym au cabinet pour aider à la latéralisation et pour récupérer leur attention. En classe également, en fin de journée quand l’attention des élèves nous échappent, on peut tenter d’hausser la voix, de menacer de punition, d’utiliser le tableau de comportement… Mon choix est de les faire se lever et de réaliser quelques exercices, des mouvements croisés. Ainsi, ils se recentrent et redeviennent attentifs, calmes, prêts à travailler.
Proposer aux élèves de se déplacer en suivant un parcours fait avec des cerceaux est une activité proche de celle de La marelle mais laisse plus de choix quant au nombre de cerceaux, leur disposition: leur écartement, l’alternance 1 pied-2 pieds…
Voici une proposition pour apprendre en équipe, solidairement, en verbalisant les tables de multiplication:
Les élèves sont répartis en équipe. Un membre de l’équipe saute à pieds joints encouragés par les autres membres de l’équipes qui scandent la table. Tous: 2 x 3 = 6, l’annonce du résultat se fait quand l’enfant dont c’est le tour de passer atterri dans le cerceau. La répétition, la verbalisation collective sont autant d’ocasion pour les élèves de mémoriser la table. Arrivé au bout du parcours, un élève de l’équipe adverse lui présente le recto d’une étiquette ex: 5 x 3, au verso se trouve la solution afin qu’il n’y ait pas de débat sur la bonne réponse et permettre ainsi de remédier en cas d’erreur. Si l’élève annonce la bonne réponse, il rapporte l’étiquette à son équipe et marque ainsi un point. Les règles peuvent présenter des variables en fonction du nombre d’élèves, du nombre de tables connues, du temps imparti…
Mouvement, répétition à voix haute de la table, écoute répétée, challenge et motivation pour faire gagner son équipe sont les gages d’une bonne mémorisation.
Le parcours avec cerceaux est transférable pour l’apprentissage d’autres notions.
Ecrire dans le dos peut avoir un intérêt pédagogique en stimulant le sens du toucher des enfants. Cela peut être utilisé pour enseigner les lettres, des chiffres ou des concepts simples. Cette activité encourage la concentration, la coordination et la compréhension tactile, contribuant ainsi au développement cognitif et sensoriel des enfants.
Ecrire dans le dos est une activité parfois proposée en graphopédagogie pour un meilleur ancrage kinesthésique. Ce jeu est présenté dans le coffret Bien écrire dont je vous présente une illustration ci-dessous.
Cette activité peut être proposée sous plusieurs formes.
Un enfant trace une lettre, un chiffre, une forme dans le dos d’un camarade. Ce dernier dit oralement ce qu’il a reconnu. Les deux enfants valident. Le deuxième enfant peut également écrire ce qu’il a senti, au tableau à la vertical ou sur son cahier posé sur son bureau.
Exemple d’activité: confusion b/d:
Elève 1 lance un dé dont les faces proposent soit le b soit le d en script. Il peut également tirer au sort une étiquette, face cachée, avec un ou l’autre des graphème… Il dessine la lettre en cursive dans le dos de l’élève 2. Elève 2 verbalise le graphème qu’il a reconnu: bbb, dddd puis saisit une étiquette qui correspond à ce qu’il a senti. Ce peut être une étiquette avec la lettre, une étiquette avec un mot commençant par le b ou le d, une étiquette représentant un mot commençant ou contenant le b ou le d (dame, balle…). Les deux élèves vérifient enfin s’ils ont la même chose.
Avez-vous testé ce jeu? Venez nous raconter en commentaire.
La marelle est un bon exercice physique car elle permet de faire travailler alternativement les deux parties du corps de l’enfant: alternance gauche-droite. La marelle, en plus d’être un simple jeu, a un rôle éducatif et physique. En sautant d’une case à l’autre, les enfants développent leur coordination, leur équilibre et leur motricité. De plus, la marelle enseigne la notion d’ordre numérique, car les joueurs doivent suivre une séquence numérotée pour progresser dans le jeu. C’est un moyen ludique d’apprendre tout en s’amusant, favorisant le développement global des compétences des enfants. La comptine numérique peut être remplacée par une notion en cours d’apprentissage.
On peut ainsi imaginer, au cours d’une séance d’APQ (Activités Physiques Quotidiennes), un parcours où l’élève tout en sautillant de case en case sur la marelle pourra verbaliser la notion découverte en classe.
Par exemple: « Le verbe est un mot qui dit ce que fait une personne, un animal ou une chose. » Après avoir parcouru le parcours de la marelle, l’élève se trouve face à une table (banc, muret…) présentant plusieurs étiquettes: étiquette-verbe et autres mots. Il prend une étiquette (qui doit être un verbe) et la rapporte à son point de départ. Il peut ainsi compléter la collecte de son équipe ou pour lui-même si ce jeu est proposé en individuel.